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Nourrir les oiseaux : quand commencer, quand s'arrêter
Le nourrissage aide vraiment — à condition de le faire au bon moment, avec les bons aliments, et de s'arrêter au printemps.
L'hiver, la vraie saison du nourrissage
Le nourrissage se justifie quand la nourriture naturelle manque et que le froid brûle les réserves des oiseaux : des premières gelées à la fin mars, en pratique. Graines de tournesol, cacahuètes non salées, boules ou noix de coco garnies de graisse végétale : c'est la base qui convient aux mésanges, rouges-gorges et verdiers.
À éviter absolument : le pain et le lait (indigestes), les restes salés, et tout aliment moisi. Une mangeoire se nettoie régulièrement — un point d'alimentation sale propage des maladies plus vite qu'il ne rend service.
Pourquoi on s'arrête au printemps
Dès la belle saison, les associations ornithologiques recommandent d'arrêter progressivement : les oisillons ont besoin d'insectes et de chenilles, pas de graines — et certains aliments d'hiver, comme les cacahuètes entières, peuvent même être dangereux pour eux. Le meilleur service à rendre au printemps, c'est un jardin vivant : un coin d'herbes hautes, des arbustes à baies, zéro pesticide.
L'eau, elle, ne prend jamais de vacances
Un point d'eau propre et peu profond sert été comme hiver — pour boire et pour le bain de plumes. En été, il devient vital pendant les canicules ; en hiver, cassez la glace le matin. Deux centimètres d'eau suffisent : une vasque au bord rugueux, posée à découvert pour que les chats ne puissent pas s'embusquer.