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Auxiliaires du jardin
Les auxiliaires du jardin désignent l'ensemble des animaux qui rendent service au jardinier sans avoir été invités : prédateurs de ravageurs (coccinelles, chrysopes, carabes, mésanges, hérissons), pollinisateurs (abeilles solitaires, syrphes, papillons) et décomposeurs (vers de terre, cloportes) qui entretiennent la fertilité du sol.
Leur intérêt est de remplacer les traitements par un équilibre : une larve de coccinelle consomme des dizaines de pucerons par jour, un hérisson fait sa tournée nocturne des limaces, une nichée de mésanges vide les chenilles des fruitiers voisins. Ce système a toutefois une logique à accepter : les auxiliaires ne restent que si leurs proies existent. Un jardin totalement exempt de pucerons ne nourrit pas de coccinelles — l'objectif est la régulation, pas l'éradication, et il faut tolérer quelques colonies au printemps, le temps que les prédateurs arrivent.
On les favorise en trois gestes : ne plus traiter — y compris avec des produits présentés comme naturels, qui ne font pas davantage le tri entre ravageurs et prédateurs —, offrir des abris variés (haie, tas de bois, herbe haute, hôtel à insectes, nichoirs) et assurer un point d'eau accessible toute l'année.
Le reste relève de la patience et de l'observation. Les populations s'installent en quelques saisons, à mesure que le jardin redevient habitable, et chaque étage compte : les décomposeurs entretiennent le sol qui porte les plantes, lesquelles nourrissent les proies des prédateurs. Retirer un maillon — en ratissant tout le bois mort, par exemple — affaiblit l'ensemble de la chaîne.
Au pied des rosiers envahis de pucerons, ce sont souvent les larves de coccinelles et les syrphes, arrivés d'eux-mêmes, qui règlent le problème en quelques semaines si aucun traitement ne les élimine.